Les premiers rappelés reçoivent déjà l’ordre de départ. On s’installe dans la guerre.
Mais la vie doit continuer car les travaux des champs n’attendent pas. En apparence, rien n’a changé ; en fait, tout est modifié : plus d’hommes dans la force de l’age ; leur absence est lourde et sinistre. Les femmes, les enfants et les personnes âgées accomplissent de multiples tâches. Ils coupent, récoltent, sèment. Ils s’encouragent, s’entraident, se consolent et espèrent la fin de la guerre.
Mais tout semble perdu, les Allemands s’installent et occupent le territoire.

A langan, on installe des abris, on accueille des réfugiés un peu partout. Les Allemands ne s’installent pas longtemps à Langan mais à Gévezé, par exemple, ils réquisitionnent un hôtel.

Les années de « pain noir » : on commence à distribuer des cartes de ravitaillement. Très peu de voitures, certains se déplacent à vélo. La seule sortie est cette du Dimanche où on se déplace au bourg.
Les cultivateurs sont sollicités pour la nourriture.
A la fin des « années 40 », Langan n’a pas subi de gros dégâts matériels de la guerre, par contre la blessure des prisonniers de guerre revenus au pays se fera longtemps sentir dans les conversations.e déplace au bourg.
Les cultivateurs sont sollicités pour la nourriture.
A la fin des « années 40 », Langan n’a pas subi de gros dégâts matériels de la guerre, par contre la blessure des prisonniers de guerre revenus au pays se fera longtemps sentir dans les conversations.