Maires de Langan

De 1789 à 1799 : Révolution française, Première République, Directoire ; Les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

Le 20 septembre 1792, le registre des naissances, des mariages et des décès tenu par le curé de la paroisse passa sous la responsabilité d'un officier public élu

Avec Thermidor (juillet 1794), la constitution instaurée le 22 août 1795 (5 fructidor), met en place les municipalités cantonales. Chaque commune élit dorénavant un agent municipal qui participe à l'administration de la municipalité cantonale. L'agent municipal passe sous l’autorité des "présidents des municipalités cantonales".

La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants.

Avec la loi municipale du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), l’appellation de maire revient, qui remplace celle d’agent municipal.

À compter du 2 pluviôse an IX (22 janvier 1801) le maire est chargé seul de l’administration de la commune et les conseillers ne sont consultés que lorsqu’il le juge utile. Le maire exerce ce pouvoir absolu jusqu’en 1867.

Mais la loi impose la fonction, pas le local. Le dictionnaire de Richelet (édition 1759) définit la mairie comme une fonction, pas comme un bâtiment. Au début du XIX siècle, à la campagne, la Mairie, c'est la maison du Maire et souvent le Conseil Municipal se réunit au cabaret. Une loi de 1833, en imposant la construction d'une école de garçons, donne l'occasion  à de nombreuses communes de se doter d'une École-Mairie.

La loi de 188 4 en même temps qu'elles autorisent toutes les communes à élire librement leurs maires, les  grandes lois de la République obligent celles-ci à disposer d'un bâtiment spécifique. Ce local doit être rigoureusement indépendant du logement du maire ou de l'instituteur, et la conservation des archives doit être organisée. Cette loi de 1884 ne mentionne aucune obligation concernant les inscriptions de façade ou la décoration intérieure. Les législateurs républicains savaient que de telles obligations auraient provoqué de très nombreux conflits. Les communes sont donc totalement libres.

Une première vague de construction des mairies a lieu au lendemain de l’adoption de la Loi Guizot sur l’enseignement primaire (1833), qui obligent les communes à se doter d’une école de garçons. Les Lois Ferry sur l’instruction scolaire donnent une seconde impulsion.

Chaque commune doit posséder un hôtel de ville ou louer un local qui en tient lieu depuis 1884 (loi du 5 avril 1884, article 136).

Le personnage du maire s’est vu peu à peu attribuer différentes fonctions et tâches à accomplir. Cependant jusqu’à la fin du XIXe siècle le niveau intellectuel de certains candidats aux fonctions municipales ou même de maires en fonction posa des problèmes sérieux aux préfets recruteurs. En 1831, certaines communes n’avaient qu’à peine cinq à dix personnes qui savaient écrire et dont aucune n’avait le degré d’instruction nécessaire pour comprendre le langage des lois. Souvent seul le secrétaire de mairie savait lire et écrire car dans la plupart des communes rurales il est l’instituteur. Tout se fait par lui.

Le déroulé des maires de LANGAN de 1792 à ce jour :

1792-1807: Laurent François Augustin GUYNARD (1741 à Rennes-1807 à bourg Langan) effectue son 1er acte le 24/9/1792 comme prévu par la loi. Il est noté comme maire jusqu’en 1806. Il décède le 27 mars 1807 il était le fils de  Maître Laurent François GUYNARD (1709-1755), des planchettes, procureur au ci-devant présidial de Rennes.

1807 – 1808 : GUYHARD Julien (1753-1833 St Michel), adjoint, prend le relais jusqu’en février 1808.

1808-1816 : Pierre MAUDET (>1772-1840), est le maire en mai 1808 jusqu’au 14/9/1816, destitué par le préfet (né vers 1772 et décédé à St Juvat en 1840, ancien chef chouan).

1816-1817 : 6/10/1916 Jean Julien GABILLARD (1768 à Médréac-1861 à Breuil Samin à Langan) est le maire par intérim ; ancien chef chouan, il est anobli le 23 mars 1816. Le 20/7/1816, GABILLARD écrit une lettre au Préfet contre M.MAUDET, il sera nommé maire.

1817-1830 janvier Jean Julien GABILLARD, maire et chevalier de l’ordre de saint Louis. (1768-1861) Chef chouan, lieutenant colonel.

La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés par le préfet pour les plus petites communes, mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

La loi du 21 mars 1831 rétablit l'élection des conseils municipaux par les citoyens les plus imposés de la commune (notablespayant plus de 300 francs d’impôts)et les maires et les adjoints seront désignés parmi les membres du conseil municipal par le préfet.

1831-1834 :  Pierre MAUDET (>1772-1840), prend sa revanche, il est laboureur à La Troquerie, ancien  chouan, Il sera maire  jusqu’au 14/9/1834.

1834 : 8 /10/1834, Joseph GEFFROY (1792-1867) adjoint, prend le relais jusqu’au 9/12/1834, laboureur propriétaire à la Foultière.

1835- 1848 : le 15 décembre,  Jean Marie HEARD (1802-1874) Laboureur, St Lubin, devient maire de Langan jusqu’en 1848.

De 1848 à 1851 (seconde république) Les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants

De 1851 à 1871 : Second Empire : Les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

1848-1878 : le 9 décembre, Pierre CHENARD (1804-1878), est Laboureur à La Chaussaie . Il décède en fonction le 19/9/1878.

À partir de 1871 : Les maires sont élus par le conseil municipal.

1878 BARBE Jean Marie adjoint

C'est le 5 avril 1884 qu'une loi sur l’organisation municipale (encore en vigueur) est promulguée ; elle établit le principe de l'élection du maire et des adjoints par le conseil municipal, quelle que soit l'importance de la commune (sauf pour Paris). Elle fixe le mandat à quatre ans.

1878-1892 : au 8/4/1892 MASSOT Julien Jean Marie (1829-1905) menuisier,

1892-1896 : le 28 mai, BESNARD Prosper (1856-1922) cultivateur bourg,

1896-1924 : le 22 mai 1896 MASSOT François (1864- ) bourg, cultivateur, (Père d’Alexandre, mort pour la France).

La loi du 10 avril 1929 porte de quatre à six ans la durée du mandat des conseillers municipaux, et des maires.

Sous Vichy, les maires des communes de moins de 2000 habitants sont élus par le conseil municipal.

1924-1939 : le 22 juin 1924, GUINARD Prosper,(1867-1939) cultivateur La Blaire, (son adjoint TEXIER Jean décédé  en 1931, remplacé par Louis MASSOT, 1er adjoint), absent à/c du 16/9/1938 mais toujours maire.

1938-1942 à compter du 16 septembre 1938, MASSOT Louis fait l’intérim, GUINARD cité maire jusqu’en 9/1939, pas d’élection de maire…guerre…

1942-1943 : MASSOT Louis, fait fonction de maire

1943 Arrêté préfectoral  désignant MASSOT Louis Jean Marie,

1943-1946 : MASSOT Louis, maire (1893-1947) menuisier au bourg ; fin de fonction de maire le 7/12/1946.

1947 : le 16 janvier 1947 fonction assurée par BECOT Jean, Adjoint Cultivateur.

1947-1967 : 23/2/1947 à 19/4/1967 MAMONIAUX Constant est élu Maire (1899- 1967) Maçon, La Morinais.

1967-1971 : 19/4/1967 à 26/3/1971 MASSOT René, maire, cultivateur les forges  (1917- 2001).

1971-1977 : 26/3/1971  – 1977 CHALMEL André,  maire, commerçant à La Rouaudière.

1977-1987 : LOURY Alphonse, maire, Charron, bourg (1er adjoint MASSOT Gérard)

1987-1997 : le 25/3/1977 MASSOT Gérard, maire, responsable d’équipe, bourg (1er adjoint René Brugallé, Fixot jean 2e), il démissionne pour raisons de santé le 1/12/1997.

1997-1998 : du 1/12/1997 au 24/1/1998 Fixot jean, 1er adjoint assure l’intérim.

1998-2008 : le 24/1/1998 PEIGNEAU Jeannie, maire, ingénieur INRA, Haut Verger ; (Fixot jean 1er adjoint).

2008-2014 : LAVAREC Maryvonne, Commerciale, La Ménardière; (Fixot jean 1er adjoint)

2014 à ce jour : YVANOFF Daniel, maire, cadre dirigeant, l’auriais.